Ouest France 26/02/02
L'association permet aux enfants malades de naviguer
« A Chacun Son Cap » tient le sien
Thomas Folégot, président d'A Chacun Son Cap, Pr Berthou, du service hématologie, David Tran, médecin de l'association.

Faire naviguer des enfants atteints d'un cancer, c'est l'objectif d'À Chacun son cap. Cette asso a fait régater 65 enfants en 2001 et compte en faire voguer encore plus cette année.

« Nous proposons des stages de voile aux enfants atteints de leucémie ou de cancer, guéris ou en cours de traitement. » Thomas Folégot, le jeune président d'À Chacun son cap présentait jeudi soir son association au service de cancérologie de l'hôpital Morvan. Créée en 1995 à Brest, l'association est progressivement montée en puissance, jusqu'à faire naviguer 65 enfants et adolescents l'an dernier.

« Nous avons l'intention d'augmenter ce nombre, poursuit Thomas Folégot, mais nous tenons à conserver une taille humaine à ces stages de voile. » « On tient à un bien-être maximal, poursuit David Tran, le médecin de l'association. Pour les enfants, les croisières ou les régates sont un moment privilégié de rencontre avec des enfants d'autres hôpitaux et des enfants guéris. »

Sur les bateaux, « les enfants participent aux manoeuvres dès qu'ils le peuvent, explique le président, la sécurité maritime et médicale est maximale. Même si la médicalisation est discrète. Nous sommes en relation avec les médecins des CHU. » Le dossier médical de l'enfant est à bord. Certains traitements peuvent se poursuivre au cours du stage. « Mais notre règle est de ne pas intervenir dans les services : seul le médecin-chef décide quel enfant peut participer au stage de voile. »

« Il manque un partenaire »
Depuis quelques semaines, les responsables de l'association parcourent les hôpitaux de France pour gagner de nouveaux membres : « Lyon vient de nous rejoindre, c'était le souhait des enfants. La semaine dernière nous étions à Paris. Et donc Brest ce soir. »
Mais le développement d'À Chacun son cap oblige « à passer la vitesse supérieure, explique David Tran. Nous arrivons aux limites du système de bénévolat. Il faut pérenniser l'association, et cela passe par l'embauche d'un permanent, à temps partiel. »
Reste le problème du financement : un stage de voile coûte 1 050 € par enfant. « Pour les familles, c'est totalement gratuit, y compris le transport jusqu'en Bretagne. Et nous nous sommes fixé de ne pas dépasser 25 % de notre budget pour le fonctionnement. Faire naviguer plus d'enfant passe par l'augmentation du budget. Il nous manque un partenaire. »

­ Pratique. Renseignements sur le site www.achacunsoncap.com ou 13, rue de Gasté, 29200 Brest. Tél. 02 98 46 97 41.